Sa Sainteté le Douzième Gyalwang Drukpa

Sa Sainteté le Douzième Gyalwang Drukpa est le chef spirituel de la Lignée Drukpa, une des écoles du bouddhisme Vajrayana. Sa Sainteté est née en 1963 à Tso Péma, le lac sacré de Guru Padmasambhava, près de Réwalsar (nord de l’Inde), pendant les danses de lamas célébrant le 10e jour du premier mois du calendrier tibétain. Ce même jour, du Chef Suprême de la lignée Nyingma, S.S. Dudjom Rinpoche en personne, il reçut le nom de Jigmé Padma Wangchen. Le Gyalwang Drukpa considère ce dernier comme le plus précieux et le plus beau des noms qu’il reçut de ses différents Maîtres.

Jigmé Padma Wangchen fut reconnu officiellement comme douzième incarnation du Gyalwang Drukpa par Leurs Saintetés le Dalai Lama, le Karmapa et d’autres grands Maîtres. Il fut officiellement intronisé par le Dalaï Lama en 1966 à Dharamsala, puis en 1967 dans le monastère de sa propre lignée à Darjeeling.

De son premier Maître, Kyabjé Thuksey Rinpoché, le régent de la lignée Drukpa et qui était lui-même le fils du dixième Gyalwang Drukpa, Sa Sainteté reçut la transmission complète des enseignements et des pratiques spécifiques de sa propre lignée. Il reçut également de S.S. Dudjom Rinpoche toute la transmission de l’école Nyingma et de S.S. le Dalaï Lama de nombreux enseignements. Par ailleurs, il étudia et pratiqua auprès d’autres éminents Maîtres spirituels tels que Leurs Saintetés Kyabje Trulshik Rinpoche, Zhichen Ontrul, Dodrupchen Rinpoche, etc. Sa Sainteté le Douzième Gyalwang Drukpa est donc détenteur des enseignements des deux lignées Kagyu et Nyingma, un Maître accompli du Mahamoudra et du Maha-ati et un authentique représentant du mouvement rimé, c’est-à-dire de l’enseignement non-sectaire.

Responsable de nombreux monastères dans les régions himalayennes, dont les principaux en Inde, Thubten Sangag Tcheuling à Darjeeling (Bengale occidental) et Hémis (Ladakh), Sa Sainteté dirige également de nombreux centres d’étude et de méditation bouddhique dans le monde, principalement en Asie, en Europe, en Amérique du nord et en Amérique latine. Son principal centre d’études et de méditation, Druk Gawa Khilwa Abbey, est situé près de Swayambunath, à Kathmandu au Népal. Le siège européen du Sa Sainteté Gyalwang Drukpa, Druk Thoubten Tcheukhor Ling, se trouve en France, à Plouray dans le Morbihan. Il est dirigé par Drubpön Ngawang Tenzin, son représentant officiel en Europe.

 

 

Le Douzième Gyalwang Drukpa parcourt inlassablement le monde afin de partager ses connaissances et son expérience à travers des conférences et des cycles d’enseignements. C’est un Maître de méditation accompli et un enseignant extraordinaire qui explique avec beaucoup de clarté et de profondeur, dans un style très direct et pertinent, l’essence de la philosophie bouddhique, de façon à pouvoir l’intégrer dans la vie quotidienne. C’est non seulement son style d’enseignement, mais surtout sa personnalité empreinte de grande bonté, de simplicité, et d’humilité, et son sens de l’humour qui touchent le cœur de ses auditeurs. 

Le Vénérable Drubpön Ngawang Tenzin par Sa Sainteté le 12ème Gyalwang Drukpa

« Une courte biographie de Drubpön Ngawang »

Les ancêtres de Drubpön Ngawang étaient tous d’excellents pratiquants, et certains étaient même des maîtres réalisés du Dzogchen au Bhoutan, le pays qui a encore la chance d’avoir la bénédiction de Gourou Padmasambhava. Par ailleurs, sa famille est très connue pour compter parmi elle des personnages héroïques. Quant à Drubpön Ngawang lui-même, c’est le précédent Dudjom Rinpoché qui avait conseillé au père de Drubpön Ngawang de confier son fils à Thuksay Rinpoché. Je pense que c’était très révélateur dans la mesure où Sa Sainteté Dudjom Rinpoché avait vu que les activités de Drubpön Ngawang seraient bénéfiques aux êtres.

Comme tout le monde peut le constater, Drubpön Ngawang aide de façon très importante les Maîtres de qui il a reçu des enseignements. Cela signifie en fait qu’il a développé sa pratique avec succès. Il ne montre aucun intérêt à se mettre en avant ou à parler de ses réalisations ou de ses qualités spirituelles. Et cela est en soi une grande qualité. Du moins, c’est ma compréhension, car il est malheureusement facile d’être induit en erreur par certains maîtres non authentiques qui ont beaucoup de jolies choses à dire à propos d’eux-mêmes. On ne peut juger de façon fiable un Drubpön que sur l’authenticité de son éthique, sa dévotion envers le Gourou, la simplicité de sa façon de vivre et son habileté dans ses relations à autrui. Il faut du temps, je pense, avant d’être sûr que les qualités du Drubpön sont vraiment positives ou négatives.

Nous surnommons Drubpön Ngawang « Ngawang Tchenpo » parce que « Tchenpo » en tibétain veut dire grand. Je me rappelle que même quand il n’avait qu’une dizaine d’années il était plutôt grand. Il était grand de stature et avait un beau visage rond, comme c’est encore le cas aujourd’hui. Il s’agit là de son apparence, mais je pense qu’il a aussi un espace énorme à l’intérieur de lui-même qui, quand il était plus jeune, lui a permis de passer des moments merveilleux avec son Gourou, le précédent Thuksay Rinpoché, qu’il a servi jour et nuit pendant 15 ans. Les gens n’ont pas la moindre idée de combien il est difficile, émotionnellement et physiquement, de servir un maître traditionnel d’une manière authentique, à moins qu’ils n’aient lu les biographies de Marpa, Milarepa, ou d’autres Maîtres authentiques. Seules les personnes vraiment fortunées peuvent servir continuellement le Maître avec joie, sans un jour de repos, sans le moindre doute comme l’a fait Ngawang ! Cela est très rare. Beaucoup d’entre nous ont le fantasme de vouloir servir un Maître, fantasme nourri d’images romanesques créées par l’esprit temporel. Mais, cette romance n’est guère possible pour la plupart des êtres ordinaires. J’en ai vu beaucoup qui, après avoir eu la chance de servir leur Maître, ne tournaient pas rond dans leur tête. Et par la suite, s’ils sont assez intelligents, ils se retirent. Sinon, ils se feront brûler par la vision impure qu’ils ont du Maître et leurs doutes envers les enseignements. Ils mépriseront leurs amis du Dharma et arboreront l’orgueil des personnes qui se croient importantes. En conséquence de cette influence négative, les activités du Maître seront perturbées et les êtres ne pourront en récolter tous les bienfaits que le Maître avait prévus.

Voilà pourquoi je dirais qu’il faut être particulièrement fortuné, comme Drubpön Ngawang, pour avoir accompli de tels services sans aucune difficulté dans son esprit. Je suis le seul à pouvoir témoigner, si vous voulez, du positif de sa vie avec notre Gourou. J’ai vraiment apprécié sa tolérance, sa simplicité, sa compréhension et sa diligence à répondre chaque jour aux souhaits du Maître sans poser de questions. En outre, il a accumulé, grâce à son service dévoué envers son maître, autant de bienfaits que s’il avait fait dix fois les pratiques préliminaires. C’est pour cette raison qu’il a été une des premières et rares personnes à qui j’ai enseigné des pratiques tantriques élevées. Je n’avais aucun doute en lui donnant ces enseignements. Par ailleurs, tout ce qui lui a été demandé de faire parfaitement, il l’a fait avec une dévotion en un point. En fait, notre grand Gourou, le précédent Thuksay Rinpoché, m’avait dit, parmi ses instructions quelques mois avant qu’il ne trépasse, de le prendre comme étudiant et de le guider dans la méditation, ajoutant la prophétie : « Ngawang ne te trahira jamais et, je l’espère, te servira continuellement comme il l’a fait pour moi ». Il m’a également demandé, « N’oublie pas de le garder dans ton amour. » Ayant cela à l’esprit, j’ai une grande confiance en son aide, pour moi et mes activités, pour faire fonctionner les centres et guider mes autres étudiants qui ont besoin de soutien spirituel.

« Cette brève description de la vie de Drubpön Ngawang et ses activités a été écrite par moi pour publication sur Internet et n’est en aucun cas un compte rendu exhaustif de sa vie car il y a d’innombrables choses que je pourrais dire à son sujet d’après ce que j’ai vécu avec lui, mais je ne voudrais pas fatiguer vos yeux. Ce que j’ai écrit est destiné à informer les gens et à stimuler leur motivation authentique à être de bons pratiquants du Dharma pour le bien de tous les êtres. »

Le Douzième Gyalwang Drukpa